Sélectionner une page

LE COULOIR DE LA RÉUSSITE EST LONG

Par Nathalie Kenfack

Le couloir de la réussite est comme un longue fleuve ou un long tunnel. L’autre bout est difficilement percevable et paraît lointain mais à force d’avancer, on finit par y arriver. Chaque entrepreneur a donc besoin de s’armer pour pouvoir affronter les rapides, les cascades, les eaux profondes (etc) qu’il rencontrera le long de son parcours.

Go!

Ce jour là, Victoire était très nerveuse. Assise dans l’arrière du cockpit de cet avion privé de la compagnie privée d’aviation “BEST ATTITUDE”, elle savait ce qui l’attendait. En effet, après s’être élevé à plus de 3500 mètres d’altitude, le pilote entama un vol stationnaire en faisant de grands cercles au dessus de la vallée rocheuse. —C’est le moment! Cria le coach. Et sans se faire prier, Victoire ouvrir la porte de l’avion en plein vol et se jeta dans le vide en criant : —Go!

Vous vous demandez peut-être ce qu’est devenu notre héroïne, Victoire. Elle a planée en riant aux éclats. Son rire était un mélange de peur et d’extase et déchirait les airs sur une distance d’environs 1000 mètres au-dessus des rochers. Ensuite, elle a ouvert des sortes d’ailerons qui lui permettait de contrôler sa chute en glissant sur les courants d’air. Elle continuait de rires plus fort, tellement l’expérience était folle, excitante et enivrante. Elle se riait des rochers en les évitant avec grâce et souplesse. Rendu à 1500 mètres d’altitude, elle ouvrit un large parachute sur lequel on pouvait lire depuis le cockpit de l’avion: “BE COM BEST” (rire)! Victoire finit par se poser très délicatement sur un cercle rouge de 10 mètres de diamètre. Elle venait de réaliser son premier saut en parachute en solitaire et sa descente avait durée 65 secondes. Comme un aigle, elle avait localisée sa cible à 3500 mètres d’altitude et s’y était jetée avec une précision chirurgicale. C’est depuis ce jour que tous ses amis du club PASA (club de parachutisme et des sports Aériens) l’appelle “Victoire”.

Comme Victoire, si tu t’en donnes les moyens toi aussi tu vas réussir ton entreprise. Tu t’en doute certainement, notre héroïne ne s’est pas levée ce matin là en disant: —Tiens, je vais sauter en parachute aujourd’hui. En effet, ce saut excellent n’est que le résultat d’un processus. Pour arriver à ce résultat, Victoire à due se préparer; elle a recouru aux services précieux d’un coach et d’un mentor; elle s’est mis en connexion avec d’autres personnes qui comme elles voulaient sauter en parachute; elle s’est exercée pendant plusieurs séances et a investi en elle et dans son projet en revenant encore et encore sauter en PAC (progression accompagnée en chute). 

Prépare-toi.

On ne le dira jamais assez: entreprendre c’est prendre des risques. Entreprendre exige donc une préparation; tant sur le plan personnel que professionnel pour affronter et être victorieux de ces risques. Pour maintenir le cap dans les moments difficiles, il nous faut certains pré-requis: une forte motivation, une excellente connaissance des règles de l’entreprise, une bonne étude de marché, une stratégie mais surtout une réflexion approfondie sur votre intention et jusqu’où vous êtes prêt à vous consacrer et à vous engager.

La préparation ne nous épargne pas des risques possibles encourus mais elle nous permet de les affronter et de réagir correctement. 

Discipline-toi.

Un des avantages d’être entrepreneur c’est l’indépendance. L’indépendance est le fait de jouir d’une entière autonomie vis-à-vis de quelqu’un ou de quelque chose. Ce qui n’est pas le cas d’un salarié car il dépend d’une société, d’un employeur ou d’une structure. Mais même si entrepreneuriat rime avec liberté, les nouveaux  entrepreneurs, comme des salariés, ont besoin de travailler pour gagner sa vie. C’est pourquoi l’autodiscipline doit être une des caractéristiques fondamentales d’un entrepreneur. Que ce soit dans l’acceptation de travaux, dans la gestion de votre temps, dans le respect des délais envers vos partenaires et clients, dans la gestion de vos finances, ou même dans vos loisirs. Quand on démarre son entreprise, on est payé quand on travaille. Ne vous prenez pas tout de suite pour Aliko Dangote du Nigéria, pour Isabel Dos Santos de l’Angola, pour Mamy Ravatomanga de Madagascar ou pour Othman Benjelloun du Maroc. Toutes ses personnes avant de compter parmi les personnes pour qui l’argent travaille ont d’abord, eux-même travailler dur pour construire leur fondation.

Nous publierons prochainement des articles pour parler des parcours des plus riches entrepreneurs Africains, en insistant sur les difficultés que ceux-ci ont rencontrés dans leurs débuts.

Persévère.

La troisième arme que vous devez avoir c’est la persévérance. Dans le monde de l’entrepreneuriat, rien n’est offert et presque rien n’est facile d’accès. Les débuts sont et seront toujours difficiles. je me souviens des années 2017 et 2018 au sein de HK-AFRIQUE; nous sommes passés par des moment si difficiles qu’on se demandait parfois, larmes aux yeux, s’il n’était pas mieux de fermer tout et se trouver un job tranquille. Mais, très vite, la foi revenait et nous continuions à nous battre. Aujourd’hui, nous ne regrettons pas d’avoir été persévérant.

J’ai une bonne nouvelle pour toi: si tu ajoutes de la persévérance à ta discipline, tu vas réussir ton entreprise. Tu vas atteindre tes objectifs. Aliko Dangote a déclaré ceci un jour : “J’ai construit un conglomérat et suis devenu l’homme noir le plus riche du monde mais cela ne s’est pas produit en une nuit. Dans le voyage de l’entrepreneuriat, la persévérance dans un objectif est de rigueur.” Dans la poursuite du but, il faut continuer à avancer contre tous obstacles.

Alors, si tu es tombé, si tu avais l’intention d’abandonner : lève-toi et fonce!

Nathalie K.

4 + 8 =